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•Cabanes à la Cité des sciences et de l’industrie•

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Juste avant les vacances de Noël, Milian et moi avons eu la chance de découvrir :

Cabanes

A la Cité des sciences et de l’industrie

jusqu’au 05 janvier 2020

Pour l’enfant, construire une cabane, c’est aussi se construire soi-même. C’est créer un monde pour y appliquer ses propres règles. Même quand elle est improvisée entre trois coussins, la cabane est un refuge, une cachette, un secret… Elle ne constitue pas seulement un territoire physique ; elle ouvre les portes d’un espace psychique, refuge temporaire. On peut construire pour soi ou pour les autres, pour se couper du monde ou en recréer un. Pour l’enfant, construire une cabane permet de développer la motricité comme les capacités d’anticipation, de créativité de collaboration et de s’initier à la méthode essai-erreur.

Les premières cabanes de l’enfant sont celles du giron maternel et des bras de ses parents. Elles lui permettent de se rassurer et de connaître les limites de son corps. Se réfugier dans une cabane répond aux nécessités psychiques fondamentales comme le besoin de régression, de se rassembler, de se sentir protégé.

Vivre une aventure de cabanes est à la portée de toutes et tous. Une belle occasion pour les adultes de retrouver leur âme d’enfant, tandis que les plus jeunes rêveront d’un monde plein de créativité et respectueux des autres comme des matériaux qui le constitue, tout en développant leur capacité de jeu. Et souvenons-nous qu’on apprend beaucoup en jouant, car le jeu, c’est sérieux !

Dans cette exposition sont présentées une dizaine de cabanes, toutes bien différentes les unes des autres mais qui ont un facteur commun : elles nous font grandir !

Avant même d’entrer dans l’exposition, on découvre une cabane à l’envers et suspendue à deux mètres du sol. C’est “la pendule” de Pedro Marzorati. De la lumière s’échappe de la cabane, curieux comme nous sommes, on a voulu en voir un peu plus, alors on s’est glissés sous la cabane. On a pu y découvrir qu’elle était remplie de carpes Koi très colorées.

On glisse doucement au pays des rêves…

Une fois rentrés, on découvre la cabane “les filets” faite de filets de pêche, de sport, de cordages… Le visiteur est invité à s’initier aux nœuds marins. Des modèles sont affichés sur les parois de la cabane et nous permettent d’essayer et de contribuer à la vie de cette cabane.

Milian a tout de suite voulu rentrer dans la cabane “les bonbonnes” de Pedro Marzorati. Faites de bonbonnes d’eau vide et de rideaux en plastique, les matériaux permettent aux visiteurs de se sentir protéger et d’avoir un œil sur le monde extérieur.

Ensuite il s’est dirigé vers “les cabines de plage”, qui ressemblent beaucoup à celles de Normandie. Il y en avait une qui contenait un rouleau géant de papier qui était fixé sur les murs et le plafond. On pouvait y dessiner ce que l’on voulait et ensuite, en activant une manette, on pouvait voir notre dessin parcourir les murs de la cabane pour laisser place à un nouvel espace de dessin. C’était génial !

La seconde cabine en bois que nous avons découvert était pleine de miroirs. Au sol de la pelouse synthétique et au plafond de la végétation. Une fois les portes fermées, on se retrouvait seul avec nous-mêmes et en symbiose avec la nature. C’était la cabane préférée de Milian 🙂

La dernière cabane en bois était recouverte de coussins de couleur du sol au plafond. Quelques lumières par-ci par-là et une fois la porte fermée, vous étiez confortablement installé dans un cocon qui vous rappelait le ventre de votre maman.

On s’est ensuite dirigés vers une cabane qui avait une structure en mailles de fer. Elle s’appelle “la voyageuse”. Ils y avaient deux bacs remplis de guirlandes de tissus, de plumes, de fils avec lesquels les enfants pouvaient décorer cette cabane. Une fois habillée, cette cabane voyagera dans une école, une crèche, une bibliothèque. Ce voyage pourra être retracé sur le site de l’exposition. L’expression “ajouter sa pierre à l’édifice” prend tout son sens ici…

J’étais très concentrée sur ma participation à “la voyageuse”, Milian m’a demandé s’il pouvait partir découvrir d’autres cabanes. Je l’ai laissé filer… Une fois terminé, je partis à sa rencontre. Il était devant “la boîte à cabane”. Cette installation est composée d’une caisse de transport en bois ajourée et posée sur le sol. En manipulant le volant fixé sur son côté, Milian a eu la surprise de voir se dresser une cabane en bois sur pilotis, à la manière des jouets “wakouwa”.  Il a adoré voir “danser” cette cabane !

Juste à côté, était installée la cabane “les origamis” de Benoît Sicat.  C’est un pliage géant qui se plie et se déplie selon les envies du visiteur. C’est très chouette comme cabane, mais ce n’est pas super simple à monter et surtout, pour les petits explorateurs qui aiment se faufiler rapidement, il faut faire preuve d’agilité pour ne pas tout faire tomber.

Tout près était installée “la dune”. Cette cabane bouge comme une dune en fonction des actions des enfants. Les mâts qui soutiennent la toile sont équipés de cordes et de poulies pour hisser ou redescendre la toile. Ainsi les enfants peuvent décider d’ouvrir ou de fermer la cabane en actionnant les poulies.

Ensuite nous  avons découvert un monde miniature, dans “l’arbre” cabane. Tel un saule pleureur, il abrite des petites scènes où l’on peut voir de minuscules habitants s’amuser, se promener, grimper… C’était le truc le plus mignon de cette exposition *-*

On s’est installés dans la “liseuse” qui est réalisée avec un empilement de livres et de planches de bois. Des livres sur le thème des cabanes sont mis à disposition pour pouvoir se poser tranquillement et bouquiner.

On a découvert “l’astérocabane”, avec son aspect minéral et irrégulier qui nous rappel un astéroïde. Pour y entrer, Milian a du ramper dans un petit tunnel. Il voulait absolument que je le suive  -_-  Bon bah je me suis lancée et j’ai été surprise de voir que c’était aussi possible pour les adultes ahah ! Une fois dedans, je me suis rendue compte qu’il y avait un passage beaucoup plus grand de l’autre côté pour y accéder ahahah… Pas grave, je suis une maman cool après tout !

On est ensuite entrés dans “la caverne” de Vincent Floreder, ma cabane préférée… Cette structure est assez grande, pas besoin de se baisser ou de ramper (ouf c’est du sport tout ça !). A l’intérieur, c’est assez sombre et calme. On a vraiment l’impression d’être dans une grotte, coupés du monde. Tout est fait en papier froissé (intérieur comme extérieur). Il y a des bancs sur lesquels on s’est assis avec Milian, pour observer et écouter. Il y a une ambiance sonore de caverne, c’est chouette ! Des jeux de lumière nous plongent totalement dans cet univers. J’avais l’impression d’être dans un cocon, dans le ventre de ma maman. C’était hyper apaisant. Milian, par contre, a moins aimé. Je crois qu’il était très impressionné par cette ambiance, ça lui faisait peur ! Je l’ai laissé partir explorer les autres cabanes et suis restée ici quelques minutes, seule, dans ma bulle.

Au bout de quelques minutes, je suis sortie parce qu’il y avait un petit explorateur qui me réclamait 🙂

Il venait de rentrer dans la cabane “dedans-dehors”. Faite de parois réversibles, cette structure questionne sur les codes du dedans et du dehors. En effet, sur les parois sont installés des éléments qui évoquent l’intérieur comme des doudous, des coussins… Et de l’autre, des éléments qui évoquent l’extérieur comme des cailloux, de l’herbe… Les visiteurs sont libres de choisir les éléments qu’ils veulent à l’intérieur ou à l’extérieur de leur cabane.

Il s’est vite échapper pour aller se cacher dans “les costumes”. Ce sont trois cerceaux cylindriques en tissu qui permettent aux enfants de se cacher lorsqu’ils se mettent dedans. Milian s’est amusé à jouer à la tortue en se cachant sous ces carapaces à rayures.

Il est passé brièvement dans la cabane “cube” dans laquelle des cubes modulables permettent aux visiteurs d’aménager l’intérieur comme bon leur semble. Des magnets carrés sont disposés sur les parois. Ils sont illustrés par Marion Barraud (qui a crée cette cabane) et représentent des objets du quotidien. Chacun peut ainsi moduler son espace…

On a fini par relever le grand “défi” : au centre de l’exposition était installé des poutres verticales en bois, des tapis et des grands bacs dans lesquels il y avait tout le nécessaire pour construire une super cabane (des tissus, des élastiques, des frittes de piscine, des bouts de bois, des coussins…) En utilisant ces matériaux du quotidien, les visiteurs pouvaient fabriquer leur propre cabane.

Petits et grands construisent ensemble la cabane parfaite dans laquelle ils pourront s’amuser, s’émerveiller et grandir…

En sortant de l’exposition il y a un espace de médiation dans lequel sont installés trois habitations traditionnelles: une yourte de Mongolie, un tipi amérindien et une tente touareg. Tout est authentique, c’est fabuleux. On a l’impression de voyager… Milian a adoré s’amuser avec les instruments de musique présents dans ces habitations.

Notre avis : 5/5

Cette exposition est parfaite ! Elle est participative, ludique, constructive (au sens propre comme au sens figuré), enrichissante et pour tous les âges…

Tout le monde y est le bienvenue et je pense que chacun y trouvera son bonheur !

C’est un retour en enfance pour les grands et une belle façon d’apprendre à grandir pour les petits…

Milian a adoré et moi aussi ! J’étais assez nostalgique en découvrant toutes ces cabanes, j’avais l’impression de me voir à son âge en train de construire une super cabane avec ma sœur et mes cousins/cousines.

On adorait faire ça… On utilisait des draps, des couettes, des oreillers, des ceintures, des vieilles cravates, des chaises, des balais, des lampes (oups ! mauvaise idée, mon front s’en souvient aïe aïe aïe…), des livres, et plein d’autres choses… On y passait des heures, on construisait notre petit univers et on refaisait le monde !

Je me souviens des après-midi passés dans le grand placard encastré sur le pallier de notre chambre. On était à quatre dedans, avec ma sœur, mon cousin et ma cousine. On se rajoutait une difficulté : faire rentrer une énorme couette en plume. WE DID IT !

Qu’est-ce qu’on se marrait… Je suis tout émue d’écrire cela ici. Ça me rappelle tellement de jolis souvenirs !

Cette expo est ouverte jusqu’en janvier 2020. Avec Milian on a déjà prévu d’y retourner pour s’éclater…

Petite idée en plus : on a fait un énorme cache-cache dans les cabanes, c’était trop top !

Voici les informations pratiques :

Expositon Cabanes

A la Cité des sciences et de l’industrie

30, avenue Corentin-Cariou

75019 Paris

Ouvert tous les jours, sauf le lundi :

De 10h à 18h et le dimanche de 10h à 19h.

Les tarifs :

Plein tarif : 12 €

Tarif réduit : 9 €

Gratuit pour les demandeurs d’emploi et les bénéficiaires des minimas sociaux, les personnes en situation de handicap et accompagnateur.

Voici le cite du musée pour en savoir plus et réserver vos billets : www.cite-sciences.fr

Crédits photos : M. Challe et moi-même

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